Valoriser les sous produits issus de la production du vin et du fromage

L'unité de méthanisation de Marnay Énergie a pour but d'aider l'agriculture et l'industrie alimentaire du centre de la France à créer de la valeur.

Le lactosérum est un sous-produit de la fabrication du fromage, tandis que le marc désigne le résidu de la production de vin. Désormais, le petit lait et le marc vont, dans le centre de la France, être valorisés sous la forme d'énergies et d'engrais organiques.

Xergi s'est vu confiée la tâche de fournir une unité de méthanisation pour l'entreprise Marnay Energie dans la ville de Feux près de Sancerre.

L'unité de méthanisation pourra valoriser jusqu'à 38 000 tonnes de biomasses par an.

Outre les résidus de la production du vin et du fromage, l'unité de méthanisation traitera également les fumiers solides issus de chèvres et vaches allaitantes, ainsi que d'autres types de produits de l'agriculture et de l'industrie alimentaire dans un rayon d'environ 30 km autour de l'unité.

Création de valeur à partir de biomasses

"Le but du projet est de valoriser les déchets organiques de l'agriculture et de l'industrie alimentaire de la région permettant ainsi d'augmenter en valeur toute la production agricole de cette région," indique Frédéric Flippo, copropriétaire de la société Holding Verte, actionnaire de Marnay Énergie.

Holding Verte a pour objectif de valoriser par méthanisation les déchets organiques en énergies et en fertilisants. Parmi les actionnaires de Holding Verte on trouve la Caisse des Dépôts et Consignations.

Frédéric Flippo rappelle que l'idée de départ de ce projet est venue d'un agriculteur local, Mathieu Breusse, qui lui-même est actionnaire de Marnay Energie.

Mathieu Breusse souhaitait mettre en place une unité de méthanisation pouvant valoriser les biomasses issues, entre autres, de la production du vin et du fromage. Avec cette unité de méthanisation, on obtiendrait une production d'énergies renouvelables tout en produisant un engrais organique en substitution à des engrais chimiques.

"Mathieu Breusse nous a contacté et, ensemble, nous avons développé ce projet qui a fait l'objet d'un appel d'offres. C'est la société Xergi qui l'a emporté, avant tout puisque la technologie proposée par la société assure une grande flexibilité dans la capacité de ses installation à traiter différentes biomasses," affirme Frédéric Flippo.

Énergies et fertilisants

"Cette nouvelle unité de méthanisation illustre une fois de plus qu'Xergi est un acteur de choix, en mesure de proposer à l'agriculture et à l'industrie alimentaire des unités de méthanisation robustes et performantes capables de valoriser nombre de leurs sous-produits. Grâce aux unités de méthanisation, nos clients créaient de nouvelles sources de revenus grâce à la production d'énergies renouvelables et par conséquent plus de valeur dans lors de leur cycle de production," précise Guillaume Loir de la filiale française de Xergi.

L'unité de méthanisation doit méthaniser la biomasse et en utiliser le biogaz pour la production d'électricité et d'eau chaude. Alors que l'électricité sera injectée sur le réseau national pour une consommation locale, la chaleur produite sera pour partie réintégrée en interne dans le process de l'unité de méthanisation, et pour l'autre partie utilisée par un sécheur pour la déshydratation, entre autres, de bois et de céréales.

La biomasse méthanisée sera ensuite séparée en fractions, respectivement liquide et solide. Les deux formes de digestats seront utilisées comme engrais par Mathieu Breusse, l'agriculteur heureux de réduire ainsi, d'autant, sa consommation d'engrais chimiques.

Info sur Marnay Énergie

L'unité de méthanisation est constituée de 4 unités de réception adaptées aux différents types de biomasses qui seront traitées par méthanisation dans l'unité. De plus, l'unité se composera d'un digesteur primaire de 3 000 mètres-cube et d'un secondaire de 2 000 mètres-cube. Le biogaz produit sera valorisé dans une unité de cogénération de 1.06 mégawatt électrique. Une presse à vis servira à la séparation de la phase liquide et la phase solide du digestat. Le digestat solide subira une étape supplémentaire de déshydratation.

Pour contacter le directeur exécutif Jørgen Ballermann, cliquer sur jba@xergi.com, tél. +45 99 35 16 00