X-chopper® traite 140 tonnes de fumier en une journée

Pendant près d’un an, le nouveau X-chopper® de Xergi a traité 140 tonnes de fumier par jour dans l'unité de méthanisation française Tiper Méthanisation.

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X-chopper® est une technologie développé par Xergi pour le prétraitement du fumier et autres biomasses solides hétérogènes. Cette expérience avec X-chopper® sur Tiper Méthanisation a permis de conclure à une grande disponibilité, une maintenance réduite et une grande résistance aux inertes. Ce bilan positif est par ailleurs confirmé sur l’unité de méthanisation de Vegger Biogas dans le Jutland, région du nord du Danemark. 
 
Grâce à ce taux de disponibilité important depuis maintenant presque une année, X-chopper® a désormais fait la preuve de son extrême fiabilité en conditions réelles d’exploitation.
 
« X-chopper® a été en fonctionnement sur l'unité de Tiper, à pleine charge, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et les résultats sont très satisfaisants. X-chopper® a remplacé deux broyeurs à marteaux, que nous utilisions pour le prétraitement de la paille et du fumier et les avantages sont incontestables. Auparavant, nous subissions la présence d'un grand nombre d’inertes, notamment des pierres et cailloux, dans les modules FLEXFEED® où la biomasse était préparée avant leur pompage vers les digesteurs. Cela pouvait endommager ou réduire de manière notable la durée de vie des pompes. « Avec le X-chopper®, on n'a plus du tout ce genre de problème » explique Henrik Kjeldgaard Hansen, ingénieur XERGI, qui a développé cet équipement.
 
La présence de cailloux et pierres dans les sols est très fréquente dans certaines régions françaises. Les méthodes de collecte de la paille varient d’un territoire à l’autre. La méthode d’endainage est de loin la plus génératrice d’un grand nombre de cailloux et pierres retrouvés dans la paille. Par ailleurs, d’autres inertes peuvent venir d’étables et de silos de stockage du fumier, non pourvus de sol en béton. Lors des opérations de curage, les chargeurs collectent des inertes qui viennent alors s’ajouter aux premiers en provenance des champs. Or, les cailloux et pierres sont incompatibles avec des process nécessitant des équipements de pompage.
 
X-chopper® fonctionne sur le principe du fléau. Les chaînes qui le composent broient aussi bien la paille que d'autres types de biomasses solides hétérogènes comme les fumiers mous.
 
Une tonne de pierres par semaine
 
Des pièces à cailloux « StoneTrap » sont intégrés aux modules FLEXFEED®. C’est en observant ce que l’on récupère dans ces pièges à cailloux que l'on peut constater les effets bénéfiques du X-chopper®. 
 
« On élimine, en moyenne chaque semaine, une tonne de petits morceaux de cailloux, piégée par les pièges à cailloux des modules FLEXFEED®. Alors qu'avant, nous avions des pierres grosses comme des galets qui circulaient dans notre système. Désormais, elles ressortent sous forme de graviers car X-chopper® les a broyées » relate Henrik Kjeldgaard Hansen.
 
Et en dépit de l’effort mécanique effectué, X-chopper® ne nécessite qu'un minimum d'entretien.
 
« Il a une très grande fiabilité. Nul besoin d'entretien quotidien tel que le graissage. Le seul entretien qui s'impose reste le remplacement des chaînes quand elles sont usées. Remplacer un jeu de chaînes ne prend que quelques minutes dès que l'on a le coup de main » indique-t-il.
 
X-chopper® a également été en fonctionnement pendant neuf mois chez Vegger Biogas dans le Jutland du nord, au Danemark. C'est là qu'il traite 20 tonnes de fumiers pailleux par jour, 24 heures sur 24, dans la mesure où c'est la charge maximale que l'unité de méthanisation peut absorber. Les résultats y sont également extrêmement satisfaisants. 
 
Quand le fumier prend l’eau
 
”Nous avons développé le X-chopper® dans le but d’obtenir une technologie performante capable de résoudre le problème du fumier, comme la paille voire d’autres biomasses solides, qui flottent à la surface des digesteurs de l'unité de méthanisation. Grâce à sa technologie unique, le X-chopper® est à même de rendre les biomasses solides facilement miscibles avec les autres biomasses contenues dans les digesteurs. Le résultat est la réduction des besoins en brassage dans le digesteur et une dégradation plus efficace et plus rapide du fumier, ce qui était l'objectif de l'expérimentation," conclut Henrik Kjeldgaard Hansen.